mardi, mai 13, 2008

On the threshold...

Et puis finalement il l’avait fait. Il avait réalisé son Plan. Avec beaucoup de duplicité. Avec beaucoup d’égoïsme. Avec beaucoup d’espoir aussi.

Il se servirait de l’amour des hommes trop généreux ou trop avides pour s’entourer du confort qu’il ne pouvait obtenir par lui-même. Il s’accrocherait jusqu’à ce qu’il n’en ait plus besoin. Selon les bras qui le caresseraient, il serait pute ou un mac.

Il se disait parfois que ses amants méritaient mieux, parfois il se disait aussi qu’ils avaient de la chance.

Il ressentait la culpabilité parfois. Rarement. Ce qui comptait c’était de réussir. Il le méritait.

Avait il était lâche ?

Y a-t-il du courage à vendre son âme ?

Ce qu’en pensaient les autres ? Les autres souriaient puis méprisaient. Il comprenait très bien.

Avait-il respecté ses amants ? Bien plus après que pendant.

Et puis il s’est donné les armes, et puis il a réussi.

Il ne regrette pas, c’était son choix.

Désormais il sait.

mercredi, février 14, 2007

Free Hugs

http://www.youtube.com/watch?v=vr3x_RRJdd4

Finalement, c'est tellement simple.

Many thanks to my english teacher, Andrew Murray.

Avec 3gr dans le sang



Ma mère, institutrice en classe de CP, et sainte en son domaine (dit on), professait à qui voulait l’entendre « Les méthodes de lecture, y en a 36, le bon élève il sera lire avec n’importe laquelle, le boubourse, il lui faudra un truc particulier. Moi, j’ai choisi Dinomir et la méthode Borel-Maisonny, et ils sont tous sorti en sachant lire ».

Finalement, je me pose la question suivante, pour quoi ma mère n’a pas fait une carrière dans la politique ?

Je viens de lire Judith Butler, (transfert lesbo-maternel ?),et finalement leur discours n’est pas différent.

Et si au lieu de liberté, égalité, fraternité, on avait : liberté, différences et fraternité. Et si au lieu de nous penser (panser ?) on pensait à partir des Autres. Et si la politique devenait une pensée des franges… ? Non pas une pensée des normes (« le président de tous les français »), mais une pensée a-normale « le président des Autres».

Et puis, ça m arrive souvent quand j ai 3gr, j ai eu un flash en regardant ARTE ce soir. (ça marche aussi sur TF1 je vous rassure). Il y avait ce soir, une émission (dire un Thèma c’est plusssss classe) sur l’inné et l’acquis. Premier doc, sur les homos, ou l’homosexualité. Normal….ou presque…Ca m intéresse, m’interpelle et me consterne tour a tour. Et pourtant, comment vous expliquer. La question est caduque, la plupart des gens qui lisent ce blog le savent, mais elle fait encore fureur. Les généticiens sont d’accord pour accepter une part d’environnement, les sciences sociales admettent la génétique.

Alors pourquoi ?

Encore une fois, qui va réussir à penser les franges ? Qui va réussir à dépasser l antinomie, voire la contradiction des termes pour nous proposer quelque chose de plus intellectuellement stimulant, mais surtout de politiquement viable et (j aime pas ce mot) acceptable éthiquement. (un jour faudra que je me mette d accord avec ce mot).

Je les entendais les professeurs invités (entre nous soit dit, des généticiens (2) ; pas de psy, de sociologue, anthropologue, ogue…ogue…ogue (c’était l’écho bandes de connasses ! ) … enfin de partisan de l’acquis). Le journaliste, posait des questions d’avenir social (et si le tout génétique, alors…si a, alors b...), auquel immanquablement (heureusement) ils répondaient, en relativisant, en tant que biologiste-geneticien. Cette situation médiatique, vous l avez tous vécues.

Elle me « gène » ( humour !). Finalement si cette question interpelle encore c’est qu au delà de la question scientifique ce pose une question politique. La démocratie doit elle changer les gens, les situations, les conditions ? ou doit elle gérer des patrimoines ?

Le science et l’Etat… même combat ?

Bref, j attends le Messie

C’est cool, je viens de comprendre un truc…encore une fois en retard.

Je vais me faire Pink Panthère.

AGreuhhhhh…

Et pour ceux que ça intéresse, j ai eu mes résultats de psycho…



Remets ta mèche Martine !

mercredi, janvier 03, 2007

2006, Bilan

Avant les bonnes résolutions 2007, il est important de faire le bilan de cette année 2006 et surtout des espoirs que j y avais mis (dedans cette année).

- Se constuire un corps de rêve : En chantier (cf Muriel Robin)
- Trouver un boulot qui me plaise : 50%
- Jeter ma carte du Mossad : En étude
- Me réinscrire à la fac : Examens la semaine prochaine. Done !
- Arreter de fumer : étant donnée la gueule du bilan mitigée, j ai plutôt augmenté ma consomation (-25%)
- Faire passer mon SMN 59 à 75 sur FFXI : J'ai plutot monté un BLU lvl 43, l'AF est plus classe (un jour je vous parlerai de FFXI)

Alors pour 2007 :

- Rêver à un corps de rêve
- Qui me plaise
- J'oscille entre ??, ?!, !! et ...
- Licence III (vivement la IV)
- Année de la nicorette ?
- BLU 75, SMN 75, et pourquoi pas un SAM ?

Et finalement remercier les personnes qui ont accompagné cette année 2006 : Valentine, Céline, Nordine, Alex, Bruno, Benoît, Joséphine, Vito, Sharon, Dragibus, Mme Marcadet, Mary Poppers et Virginia.

Bises à tous,

et bonne année 2000-sex !

jeudi, septembre 21, 2006

Ethique et coprophagie



Tout d’abord se laisser bercer par le paysage, rapidement hypnotique. Etudier le reflet de votre visage à la surface de votre esprit. Doucement, s’approcher un peu plus. Encore un peu plus. Lors du contact avec vous-même, une onde trouble la surface. Laissez vous aller aux jeux imaginaires de votre enfance, lorsque vous couriez aussi vite que la voiture en sautant de toits en cimes et de cimes en nuages. Une roulade aérienne pour franchir les rivières, une enjambée pour traverser les champs de betteraves.

Puis descendre un peu plus en soi-même. Encore un peu plus. Prendre conscience du caractère obsessionnel de ce jeu d’enfant. Puis, revenez à vos petites jalousies quotidiennes, angoisses et autres contrariétés. Les vider de leur substance jusqu'à ce qu’elle deviennent irréelles. Commencer à les manipuler, les observer, comme on observe un joyau aux multiples facettes. Laisser la lumière de vos souvenirs se refléter dans la matière. Les projections irisées de votre passé illuminent votre chemin. Ne pas prendre peur. Se protéger.

Descendre un peu plus. Encore un peu plus. Hypnotisé par vous-même, vous vous dédoublez. Vous êtes votre propre objet d’analyse. Vous soupçonnez une cohérence à cette architecture mouvante et chaotique de souvenirs, qu’il faut une fois de plus traverser. Un monde s’ouvre à vous, plein de terre inconnues et souvent stériles. Vous jouissez de cet espace intérieur changeant. Votre regard est devenu chirurgical. Ne pas se laisser envahir par les émotions. Continuer à ouvrir ces cadavres du passé qui s’offrent à vous dans des positions obscènes. Ne pas prendre peur. Cela n’existe plus.

Puis descendre encore. Encore un peu plus. Vous êtes bientôt arrivé. Suivre la faille. Entrer dans l’Ombre. Les souvenirs ont déserté cette zone de vote esprit. Vous êtes votre propre lumière, crue et impudique. Autour de vous, fantasmes et formes aliénées. Vous êtes pris d’un malaise devant votre nouveau visage. Le plaisir morbide commence à faire son Œuvre.

Vous êtes arrivé. Devant vous, l’Abîme. Vous seriez terrassé par l’horreur si vous pouviez encore ressentir. Mais vous préférez vous repaître de l’esthétique perverse de votre folie. Des désirs grimaçants tentent de vous faire basculer, de vous dissoudre. Mais ne pas prendre peur. Vous êtes chez vous. Il sont à vous. Le Carnival peut commencer. Chats éventrés par des sexes grossiers, poupons bleus et décapités, Pères incestueux, Mères-vulves édentées, mangeurs de merde et de bites, prêtres masturbateurs et anthropophages. Détaillez chacun de ces monstres et se laisser emmener au bord de l’Abîme. Sentir la puissance qu’elle irradie et être pris de vertige devant la grandeur de votre Empire débile.

Et puis encore une fois, peut être la dernière, tourner le dos à l’Abîme.

Vous remontez à la surface, sans palier de décompression. Repu de vos scories psychiques, votre esprit est groggy, un peu traumatisé, comme après un fort orgasme.

Vous vous étonnez encore d’avoir bonne conscience. Cette pseudo bonne conscience qui vient du fait que vous penser faire un travail sur vous-même juste parce que vous savez dompter et jouer avec vos poupées monstrueuses. Cette pseudo bonne conscience qui vous permet de rester fier de vous même quand vous êtes lâche, que vous trichez, trompez, ou jalousez. Vous savez flirter avec vos horribles jouets de cartons-pâtes, mais vous ne savez pas rencontrer, et aimer les autres. Finalement, vous n’osez rien. Finalement, vous êtes un monstre.

Un jour, il vous faudra choisir entre l’Ethique et la coprophagie.

mercredi, septembre 13, 2006

Youpi, j'ai une chatte !!!

je vais bien, tout s'est tres bien passé



Elle s'appelle Martine.

mercredi, septembre 06, 2006

Et soignez vos embrases…

La scène : une grande terrasse ombragée du coté de Versailles. Mon frère, mon ex-future-belle-sœur (cousine d’Alexandre Jardin), trois verres d’alcool et moi.

Mon Ex-Future-Belle-Sœur (EFBS) : Alors comme ça tu cherches du travail ? Mais bon honnêtement tu vaux quoi dans ton domaine, non parce que comme ça, à toujours faire le clown on sait jamais si tu dis des conneries ou si c’est vraiment intéressant.

Analyse : régle n°1 – Quand on a des diplômes, ne jamais oublier de prendre un air grave et inspiré quand on cause sérieux.

Régle n°2 – Citer ses exploits académiques au cas où la personne ne serait pas apte à évaluer la pertinence d’un message.

EFBS : Non parce que j’ai quelqu’un à te faire rencontrer, mais bon j’ai pas envie de lui envoyer n’importe qui. Elle est psy à Lyon et c’est génial ce qu’elle fait. Elle travaille sur la mémoire des cellules, elle pense que les traumatismes des cellules peuvent influer sur le destin des enfants…

Régle n° 1 : Soutenir le regard quand quelqu’un laisse supposer que je pourrais être n’importe qui. Si elle dit « n’importe quoi », sourire d’un air entendu.

Régle n°2 : Ignorez qu’il y à deux secondes vous passiez pour un barge avec des études d’ethnologie (de quoi… ?), heureusement il y a des gens sérieux qui travaillent sur les cellules traumatisées qui traumatisent nos enfants. On est sauvé.

mercredi, mai 24, 2006

Joséphine


A l’aube de mes 30 ans, je peux dire sans rougir que je n’ai jamais était déçu quand j’ai aimé. Souvent l’amour s’est transformé, d’amants nous sommes devenus des amis, certains amis sont devenus de bons souvenirs. Parfois l’espace et le temps reprennent leurs droits et éloignent ce qui s’aiment. Mais parfois la liberté aussi reprends ces droits, et on se permet de nous recroiser. Certains disent que je vis trop dans le passé et les souvenirs, je leurs réponds que le passé n’est pas la nostalgie et que si on peut bien avoir des doutes sur ma fidélité sexuelle, je suis et reste fidèle à mes amis.

Je crois qu’il y a eu d’abord le lycée international de Montebello et cette classe où on prétendait nous former intensivement à la langue de Shakespeare. Je me revois dans ce carré de fond de classe, entouré de Marie, Sarah, et Joséphine. Mon anglais était bien fade, comparé à ces jeunes filles brillantes, qui parfois avaient été aidées par des origines anglo-saxonnes. Mais l’anglais, on le parlait peu finalement, on préférait pratiquer la langue de pute. Et là, c est moi qui avait des facilités. Jo était pas mal non plus, surtout quand elle mélangeait la langue de pute à l’auto-derision. Imaginez une sorte poupée de porcelaine aux grands yeux bleus, mélangeant habilement flegme et humour, avec une pointe de folie venue de Soho et vous aurez Jo.

Et puis il y à cette soirée mémorable au Cirque, où par respect je tairais l’état de délabrement intestinal dans lequel tu as fini, après avoir goulûment sucé les cercueils que j’avais préparé avec les vieux alcools de ma mère. Mais finalement bien que ton corps et mon odorat aient payés largement cette Rencontre, je pense que les retours de cet investissement doivent faire des envieux dans les centres boursiers internationaux.

Comment taire nos vacances au camping de Kerfany, et notre incapacité à nous faire des potes, même en suivant les conseils éclairés de « Jeunes et Jolies » ? Pourtant avec nos longs habits noirs, Dead Can Dance à fond, tes romans anglais et mes livres de philo, je ne comprends toujours pas comment on pu manquer notre objectif.

Je me souviens de cette première clope et de cette première pipe à eau remplie de Canabis que je t’ai fait fumer. La dernière fois que je t’ai vu fumer, j’ai pu observer que tu gardais cette « Marc » de fabrication.

Finalement c’est également à Kerfany que nous avons découvert notre étrange don de télépathie visuelle. A l’évocation de certaines scènes dérangeantes de nos vies, la vision de nos visages déformés par la honte nous parvenait par flashs, nous faisant partir dans des éclats de rires interminables.

Puis tu es parti à Londres poursuivre tes études et pour affirmer ton esprit d’aventurière. Je me souviens de ces coups de fils les jours où tu rentrais de Londres, et des nos séances d’hilarités quand nous partagions les « news ».

Je suis parti en Inde, tu as fait le tour de l’Europe de l’Est, de l’Amerique du Sud, puis finalement, le tour du monde.

L’espace et le temps…

Cette soirée du nouvel an, où pour une dernière fois je me suis transformé en femme pour toi.

L’espace et le temps.

Ce mail que je t’ai envoyé, pour te dire que je t’aime toujours.

La liberté.